Sous la présidence du Chef du Cabinet du Ministre de la Sécurité, Monsieur Yaya Camara, un comité technique guinéo-suisse s’est réuni les 2 et 3 novembre 2004 à Conakry.
Une liste des membres des deux délégations figure en pièce jointe.
Les échanges de vues entre les deux délégations ont porté sur les procédures de retour et de réintégration de ressortissants guinéens en situation illégale en Suisse.
Ces procédures ont été confirmées comme suit:
L’Office fédéral des réfugiés (ODR)1 du Département fédéral de Justice et Police (DFJP) suisse soumettra à l’Ambassade de la République de Guinée à Paris des dossiers relatifs aux personnes prétendant être guinéennes en situation illégale en Suisse et souhaitant rentrer volontairement dans leur pays d’origine. L’ODR du DFJP invitera les représentants compétents de 1’Ambassade de la République de Guinée à Paris à des auditions pour les personnes mentionnées auparavant à Berne. Lors de ces auditions, l’ODR présentera une vingtaine de personnes par jour aux fins de confirmation de la nationalité et établissement, si possible immédiat, de laissez-passer. Apres information de l’Ambassade de la République de Guinée à Paris, cette procédure sera appliquée dès décembre 2004.
Pour les ressortissants guinéens en situation illégale en Suisse dont le départ n’est pas volontaire et/ou dont l’audition ne permet pas de confirmer la nationalité guinéenne, l’ODR du DFJP organisera des auditions centralisées qui se dérouleront à Berne pour une durée de deux à trois jours. Des représentants du Ministère de la Sécurité à Conakry, du Ministère des Affaires Etrangères à Conakry et de 1’Ambassade de la République de Guinée à Paris seront invités à participer à ces auditions centralisées. Les représentants guinéens auront la compétence pour confirmer la nationalité et établir immédiatement les laissez-passer nécessaires. A cet effet, l’ODR du DFJP invitera une délégation guinéenne pour une première audition centralisée à Berne en mars 2005.
Dès réception des laissez-passer, l’ODR du DFJP organisera les retours et informera le Ministère de la Sécurité à Conakry et l’Ambassade de la République de Guinée à Paris. Tous les laissez-passer établis par l’Ambassade de la République de Guinée à Paris ainsi que par les représentants guinéens aux auditions centralisées sont reconnus par les autorités compétentes guinéennes au moment du retour des personnes concernées.
Les frais occasionnés par les différentes démarches administratives en vue de la confirmation de la nationalité et du retour de ressortissants guinéens en situation illégale en Suisse sont à la charge de 1’ODR du DFJP.
L’ODR du DFJP, par 1’intermédiaire de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) en République de Guinée, met en place avec le Ministère des Affaires Etrangères de Guinée un programme d’aide au retour visant à la réintégration sociale et économique des personnes rapatriées dans leur pays d’origine. L’Ambassade de la République de Guinée à Paris et 1’ODR du DFJP informeront les personnes concernées de l’assistance prévue.
Les discussions furent conduites dans une excellente atmosphère et dans un état d’esprit constructif et ouvert; les séances de travail furent caractérisées par la courtoisie et l’amitié ainsi que par le respect mutuel, la confiance et la compréhension.
Fait à Conakry, le 4 novembre 2004 en deux exemplaires.
Pour la délégation suisse: | Pour la délégation guinéenne: |
M. Dominik Langenbacher | M. Yaya Camara |
1 Actuellement: Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) (voir RO 2014 4451).
Unter Leitung des Kabinettsvorsitzenden des Ministers für Sicherheit, Yaya Camara, ist am 2. und 3. November 2004 in Conakry ein guineisch-schweizerisches technisches Komitee zusammengetreten.
Die Liste der Mitglieder beider Delegationen findet sich als Beilage am Schluss des Protokolls.
Der Meinungsaustausch der beiden Delegationen bezog sich auf die Verfahren im Zusammenhang mit der Rückkehr und Wiedereingliederung guineischer Staatsangehöriger mit unbefugtem Aufenthalt in der Schweiz.
Diese Verfahren wurden folgendermassen festgelegt:
Das Bundesamt für Flüchtlinge (BFF)2 des Eidgenössischen Justiz- und Polizeidepartementes (EJPD) unterbreitet der Botschaft der Republik Guinea in Paris die Dossiers von Personen mit unbefugtem Aufenthalt in der Schweiz, die sich als guineische Staatsangehörige bezeichnen und freiwillig in ihr Herkunftsland zurückkehren möchten. Das BFF/EJPD lädt die zuständigen Vertreter der Botschaft der Republik Guinea in Paris zu Befragungen der erwähnten Personen in Bern ein. Bei diesen Anhörungen wird das BFF täglich 20 Personen zwecks Feststellung der Staatsangehörigkeit und – wenn möglich – sofortiger Ausstellung der entsprechenden Laissez-passers vorführen. Nachdem die Botschaft der Republik Guinea in Paris in Kenntnis gesetzt wurde, wird dieses Verfahren ab Dezember 2004 angewendet.
Für guineische Staatsangehörige mit unbefugtem Aufenthalt in der Schweiz, die nicht freiwillig ausreisen oder deren Staatsangehörigkeit bei der Anhörung nicht festgestellt werden kann, veranstaltet das BFF/EJPD in Bern zwei- bis dreitägige zentrale Befragungen. Vertreter des Sicherheitsministeriums in Conakry, des Aussenministeriums in Conakry sowie der Botschaft von Guinea in Paris werden zur Teilnahme an diesen zentralen Befragungen eingeladen. Die guineischen Vertreter werden ermächtigt sein, die Staatsangehörigkeit zu bestätigen und unverzüglich die erforderlichen Laissez-passers auszustellen. Zu diesem Zweck wird das BFF/EJPD im März 2005 eine guineische Delegation zu einer ersten zentralen Befragung in Bern einladen.
Nach Erhalt der Laissez-passers organisiert das BFF/EJPD die Rückkehr und informiert das Sicherheitsministerium in Conakry sowie die Botschaft der Republik Guinea in Paris. Alle von der Botschaft der Republik Guinea in Paris sowie von den an den zentralen Befragungen teilnehmenden Vertretern Guineas ausgestellten Laissez-passers werden bei der Rückkehr der betroffenen Personen von den zuständigen guineischen Behörden anerkannt.
Die von den verschiedenen Verwaltungsmassnahmen im Zusammenhang mit der Feststellung der Staatszugehörigkeit und der Rückkehr guineischer Staatsangehöriger mit unbefugtem Aufenthalt in der Schweiz verursachten Kosten gehen zu Lasten des BFF/EJPD.
Das BFF/EJPD erarbeitet über die in der Republik Guinea tätige Internationale Organisation für Migration (IOM) gemeinsam mit dem Aussenministerium von Guinea ein Rückkehrhilfeprogramm, das die gesellschaftliche und wirtschaftliche Wiedereingliederung der in ihr Herkunftsland zurückbeförderten Personen bezweckt. Die Botschaft der Republik Guinea in Paris und das BFF/EJPD informieren die betroffenen Personen über die vorgesehene Unterstützung.
Die Gespräche verliefen in einer ausserordentlich angenehmen Atmosphäre; und einer offenen, konstruktiven Stimmung. Die Arbeitssitzungen waren geprägt von einem höflichen, freundschaftlichen Umgang und getragen von gegenseitigem Respekt sowie von Vertrauen und Verständnisbereitschaft.
Geschehen in Conakry, den 4. November 2004 in zwei Ausfertigungen.
Für die schweizerische Delegation: | Für die guineische Delegation: |
Dominik Langenbacher | Yaya Camara |
2 Heute: Staatssekretariat für Migration (SEM) (siehe AS 2014 4451).
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